Une étude sur la « migration climatique » lancée depuis Kinshasa

Sécheresses, inondations, cyclones : sans adaptation, les projections évaluent la mobilité intracontinentale à environ 86 millions de personnes d’ici à 2050.

Les représentants des conseils économiques et sociaux (CES) d’Afrique ont annoncé, mardi 26 septembre, à Kinshasa le lancement d’une étude approfondie sur la « migration climatique » sur ce continent qui, selon eux, subit le plus grand impact du changement climatique.

Les projections sur la mobilité en Afrique indiquent une « migration interne d’environ 86 millions de personnes d’ici à 2050 si aucune action n’est entreprise pour réduire les impacts du changement climatique », a déclaré Ahmed Reda Chami, président du CES du royaume du Maroc et président de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA).

L’objectif de cette étude est « d’améliorer les connaissances sur l’ampleur des migrations climatiques et leurs conséquences sur les populations, afin de pouvoir anticiper cette migration et d’en tenir compte dans les plans de développement », a-t-il expliqué à l’ouverture de l’assemblée générale de l’UCESA, qui se tient sur deux jours dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Une dizaine des pays d’Afrique y participe, ainsi que la Chine et des représentants du Conseil économique européen.

« Des solutions africaines existent »

« Faire cette étude ici, en RDC, avec l’aide de la Banque mondiale, vous permettra d’adapter vos politiques d’aménagement du territoire, parce que vous saurez qu’il sera prévu des déplacements de populations de telle région à telle région », a dit M. Reda Chami, en s’adressant au premier ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde.

L’étude sera ensuite généralisée à tous les pays membres de l’UCESA. Les conséquences des décisions prises aujourd’hui « s’imposeront aux générations futures », a déclaré pour sa part Jean-Pierre Kiwakana, président du CES de RDC. « Le destin de l’humanité se joue » maintenant et « la RDC, avec son bassin, ses forêts, ses tourbières, les mangroves, détient assurément une grande partie de la solution, d’où l’intérêt de veiller à sa stabilité », a estimé M. Kiwakana. Le temps n’est « plus aux discours » ni « aux replis identitaires, des solutions africaines existent, nous devons les promouvoir », a-t-il dit.

Les pays africains sont confrontés aux effets des changements climatiques. Les dernières inondations en Libye, qui ont fait des milliers des morts après le passage du cyclone Daniel, tout comme celles qui ont fait près de 400 morts au mois de mai en RDC, ont été données en exemple à la réunion de Kinshasa.

World Opinions + AFP

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