Pollution plastique : début des négociations pour un traité mondial

La communauté internationale s’est réunie en Uruguay cette semaine à l’occasion d’un sommet consacré à la pollution plastique. Le point sur ses enjeux dans la chronique “1 planète, des solutions”, réalisée par NOWU en partenariat avec France Info.

Le sommet de Punta del Este, lancé le 28 novembre en Uruguay et qui devrait se conclure ce vendredi, est le premier d’une série de réunions mondiales dédiées à la création du tout premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique. L’ambition est d’aboutir à un texte contraignant d’ici fin 2024.

Pourquoi la pollution plastique est un problème majeur

Depuis sa généralisation au cours du XXe siècle, le plastique a envahi notre quotidien. Non-biodégradable, principalement fabriqué à partir de pétrole, il génère une énorme pollution : l’humanité produit chaque année 400 millions de tonnes de déchets plastiques, dont une part significative se retrouve dans l’océan. Il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans l’océan selon un rapport du Forum économique mondial et de la Fondation Ellen MacArthur publié en 2016. 

Ces déchets plastiques ont un impact sur la faune sauvage, mais aussi sur l’Homme. Un adulte avalerait l’équivalent de 5 grammes de plastique chaque semaine via son alimentation, selon un rapport du WWF et de l’université de Newcastle publié en 2019. Des microparticules de plastique ont même été trouvées dans du sang et des poumons humains.

Quelles solutions contre la pollution plastique ?

Un premier levier d’action est de réduire son utilisation. Plus facile à dire qu’à faire, tant le plastique est absolument partout dans notre quotidien : vêtements, voiture, produits de beauté… Les emballages représentent, à eux seuls, un tiers de la production plastique mondiale.

Pour réduire ces emballages plastique, il existe des alternatives comme le vrac ou encore le système de consigne. “La consigne permet de changer de modèle économique, explique Diane Beaumenay-Joannet de l’association Surfrider Foundation Europe. On sort d’une économie linéaire, où on produit, on consomme, on jette, à une économie circulaire, où on produit, on consomme, on réutilise.

Ce type de système n’est pas simple à mettre en place. Il y a besoin d’un investissement important à la source pour pouvoir transformer toute la chaîne logistique : à la fois la livraison, l’approvisionnement, et la production de ces contenants réutilisables.

Si le retour de la consigne ne se mettra pas en place d’un claquement de doigt, il serait cependant un atout majeur pour réduire le volume de déchets. Sa généralisation dans les cafés/hôtels/restaurants français permettrait d’économiser jusqu’à 500 000 tonnes de déchets d’emballage par an.

World Opinions – France info

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