Pérou. Les violations présumées des droits humains ne doivent pas relever de la compétence de la justice militaire

LIMA, PERU – DECEMBER 11: Protesters in favor of former President Pedro Castillo make a demonstration for 5 days against the closure of Congress, the departure of President Dina Boluarte and the call for new elections in Lima, Peru on December 11, 2022. (Photo by Klebher Vasquez/Anadolu Agency via Getty Images)

Réagissant à l’annonce du gouvernement de Dina Boluarte indiquant que les enquêtes sur les atteintes aux droits humains seront menées par la justice militaire, Erika Guevara Rosas, directrice pour les Amériques à Amnesty International, a déclaré :

« Au cours des dernières semaines, plus d’une vingtaine de morts de civil·e·s, parmi lesquels des mineurs, ont été signalées dans le cadre des manifestations et mobilisations au Pérou. Ces morts sont la conséquence de la réponse répressive de l’État et de son recours à la force. Ces agissements peuvent constituer de graves violations des droits humains et appellent donc une intervention rapide, impartiale et efficace des instances compétentes et spécialisées en vue d’enquêter sur les faits constatés, d’identifier les responsables et de les amener à rendre des comptes dans le cadre d’une procédure régulière. »

« Amnesty International s’inquiète de l’annonce du 19 décembre sur l’implication de la justice militaire dans les enquêtes. Nous rappelons aux autorités péruviennes que les juridictions militaires ou policières ne sont pas compétentes, au titre des normes internationales, pour connaître et juger des atteintes aux droits humains et en sanctionner les responsables. »

World Opinions – Amnesty International

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