Japon. Les derniers samouraïs du Japon féodal

Caste héritée de la féodalité, les célèbres guerriers finiront brisés par la modernisation de l’Empire nippon à la fin du XIXe siècle, raconte Die Welt.

Au XIXe siècle, les samouraïs japonais sont en proie à un dilemme. D’un côté, ils constituent l’élite militaire de l’Empire, et ce depuis des siècles, ce qui légitime la position sociale de premier plan qu’ils occupent dans le système féodal. Mais de l’autre, il leur est strictement interdit d’exercer la profession à laquelle ils doivent leurs privilèges.

En 1603, en effet, le shogun Tokugawa Ieyasu avait ordonné, au nom de l’empereur – dépourvu de pouvoir réel –, que les guerres devaient cesser. Certains samouraïs avaient conservé leur statut de vassaux ou d’administrateurs d’un daimyo (prince), mais beaucoup s’étaient retrouvés réduits au rang d’agriculteurs, ne se distinguant des paysans que par leurs armes et par leur rang.

Tout change le 8 juillet 1853. Ce jour-là, une escadre américaine entre dans la baie d’Edo (aujourd’hui Tokyo). Son chef, le commodore Matthew Perry, adresse un ultimatum à l’Empire, qui doit s’ouvrir au commerce extérieur. Mais le Japon ne devient pas une colonie. En quelques décennies, le pays rattrape les puissances industrielles et militaires occidentales. Cette modernisation divise cependant la société et entraîne le grand soulèvement des samouraïs de 1877, la rébellion de Satsuma.

Saigo Takamori est l’incarnation de cet antagonisme entre conservateurs et modernisateurs. Né en 1828 dans une famille de samouraïs pauvres de la province de Satsuma, sur l’île méridionale de Kyushu, il accède en 1864 au poste de commandant militaire de la province. 

World Opinions – Weld

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