Guerre en Ukraine. Kiev, sous couvre-feu jusqu’à lundi matin, résiste toujours à l’avancée russe

La ville de Kiev est encore sous contrôle des forces ukrainiennes, a affirmé le président Volodymyr Zelensky samedi à la mi-journée. Au troisième jour de l’invasion du pays par l’armée russe, les combats font rage pour le contrôle de la capitale, placée sous couvre-feu depuis 16h et jusqu’à lundi.

Apparaissant dans une vidéo filmée à l’extérieur de son bureau à Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé samedi matin qu’il resterait dans la capitale. « Je suis là. On ne va pas déposer les armes et on va défendre notre pays », déclare-t-il notamment. Selon le Ministère de la défense britannique, le gros des forces russes serait à environ 30 km de la capitale.

La Russie a annoncé samedi après-midi qu’elle allait intensifier son offensive sur l’Ukraine sur tous les fronts, mettant en cause l’Ukraine pour son refus de négocier, ce qu’a démenti catégoriquement Kiev.

Les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord vendredi pour sanctionner le président russe Vladimir Poutine et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov par le gel de leurs avoirs. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont également annoncé des sanctions visant directement les deux hommes. L’ONU a de son côté tenté de faire accepter une résolution demandant à Moscou de retirer « immédiatement » ses troupes d’Ukraine, mais la Russie y a mis son veto.

Près de 115’000 réfugiés ukrainiens ont déjà franchi la frontière pour se réfugier en Pologne depuis le début de l’attaque russe, a annoncé samedi le vice-ministre polonais de l’Intérieur Pawel Szefernaker.

L’Allemagne hésite toujours à exclure la Russie de SWIFT

L’Allemagne est au coeur des critiques sur les sanctions contre la Russie, en raison de son refus d’exclure Moscou d’un rouage clé de la finance mondiale, SWIFT. Alors que tous ses partenaires européens semblent avoir finalement accepté cette mesure radicale en représailles de l’invasion de l’Ukraine, Berlin hésite toujours, craignant pour ses approvisionnements en gaz et charbon russes. Le pays importe en effet plus de la moitié (55%) de son gaz depuis la Russie et craint de ne plus pouvoir régler ses paiements d’énergie, ce qui pourrait couper son approvisionnement.

Le Premier ministre Polonais Mateusz Morawiecki, en visite samedi à Berlin, a qualifié « d’égoïsme en béton » l’attitude de l’Allemagne concernant cette plateforme d’échanges interbancaires. « Je suis venu ici, chez le chancelier Olaf Scholz, pour ébranler les consciences, ébranler la conscience de l’Allemagne », a-t-il asséné. « Quasiment tous les pays de l’UE sont déjà pour l’exclusion de la Russie de SWIFT », a affirmé pour sa part Volodymyr Zelensky.

Pour répondre aux critiques de ses partenaires européens, Berlin tente d’afficher sa solidarité avec le reste de l’OTAN. Le gouvernement a notamment annoncé vendredi l’envoi d’une compagnie de son armée en Slovaquie, pays frontalier de l’Ukraine.

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