Le clip de la chanson « Enta Wena » de Souad Massi.. Incontournable voix d’Afrique du Nord

Souad Massi, artiste franco-algérienne considérée comme l’une des plus belles voix féminines d’Afrique du Nord, est devenue un visage incontournable dans le paysage folk-rock au fil de ses vingt ans de carrière. L’artiste se produit le 23 juin dans le cadre de la Fête de la musique à Genève.

>> A voir: le clip de Souad Massi, « Dessine-moi un pays »

En une chanson en direct à la radio, Souad Massi est devenue une célébrité anonyme. Tout le monde parlait d’elle, mais personne ne savait qui elle était. Quelques années plus tard, en 2001, Souad Massi est disque d’or en France avec son premier album, « Raoui », et s’impose comme la porte-parole de la jeunesse algérienne.

Depuis, en anglais, en arabe, en français ou en langue berbère, l’artiste poursuit son chemin en mélangeant les genres musicaux. « J’ai beaucoup de chance, grâce à mon métier, de pouvoir voyager. Cette liberté est tellement belle qu’elle se traduit d’elle-même de manière spontanée dans ma musique. Ce sont les découvertes et les belles rencontres », explique-t-elle dans l’émission Vertigo du 20 juin.

Son dernier album, « Sequana », est paru en 2022. Son chemin la mène aujourd’hui à Genève, dans le cadre de la Fête de la musique, où elle se produira sur la scène Ella Fitzgerald dimanche 23 juin après le groupe El Mizan (lire encadrés).

>> A voir: le clip de la chanson « Enta Wena » de Souad Massi

L’amour de la musique pour refuge

Née en 1972 à Alger où elle grandit, enfant d’une timidité maladive, Souad Massi apprend de sa mère et de sa grand-mère le goût de la liberté dans une société algérienne masculiniste. Issue d’une famille de mélomanes, c’est son frère, pianiste, qui l’initie à la musique en l’inscrivant à des cours de guitare à 17 ans. Elle apprécie le flamenco et se produit sur scène avec le groupe Les Trianas d’Alger en 1989.

A 20 ans, Souad Massi rejoint un groupe de hard-rock, Atakor, qui rencontre un beau succès avec une première cassette, dans le contexte sombre de la guerre civile en Algérie dans les années 1992-2002. « Je ne crois pas que j’étais consciente des dangers. J’étais tellement animée par l’amour de la musique que c’était mon refuge. Le mien et celui de ma famille, parce qu’on aimait la musique. Avec cet amour, j’ai pu dépasser toutes mes peurs. C’est la seule chose qui me donnait de l’espoir », raconte Souad Massi.

Une discrétion médiatique étonnante

En 1999, Souad Massi arrive en France. Invitée au festival Femmes d’Alger au Cabaret Sauvage à Paris, elle est repérée par le label Mercury Records et voit alors sa carrière exploser. Aujourd’hui, Souad Massi a vendu des centaines de milliers d’albums entre rock, folk et flamenco, et collaboré notamment avec Francis Cabrel, Marc Lavoine, Manu Katché ou encore Justin Adams. Elle remplit les plus grandes salles du monde, a reçu quantité de prix et de distinctions, assume ses engagements féministes et libertaires avec pour ligne de conduite de « toujours donner le meilleur de soi-même ».

L’artiste se produit partout – Paris, Oslo, Hambourg, Genève – avec une discrétion médiatique étonnante. Sa promotion et sa communication, la chanteuse ne les fait pas sur les réseaux sociaux. « Pour moi, le plus important, c’est de me produire dans de belles salles et que mon public soit là, alors ça me va », dit-elle avec humilité.

Souad Massi est aussi une femme pleine de contrastes, notamment sa grande timidité qui entre en contradiction avec l’artiste qu’elle est sur scène quand elle joue devant des milliers de personnes. « Quand je monte sur scène, quelque chose se passe, quelque chose m’accompagne: une belle énergie qui me donne de la force. Je ne sais pas comment l’expliquer ».

World Opinions – RTS Culture

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