Nouvel album. “Urgh”, le cri de colère rock de Mandy, Indiana, le groupe de Manchester.. Vidéo

Mandy, Indiana est un groupe à suivre en cette année 2026. Les Mancuniens frappent fort avec leur deuxième album, “Urgh”, sorti le 6 février. Et la presse britannique est très enthousiaste, décrivant des morceaux empreints de rage face à l’état chaotique du monde.

C’est une musique qui vient des tripes, viscérale. Mêlant noise rock, industriel et sonorités techno, Mandy, Indiana lance un cri de colère avec Urgh, leur deuxième album, sorti le 6 février. L’opus prend la forme d’une “critique sociale acerbe de notre bien sombre époque”, selon le magazine spécialisé Clash.

Le groupe de Manchester est emmené par une Frenchie, Valentine Caulfield, qui chante principalement en français. C’est pour ses études que la chanteuse est allée s’installer dans la cité du nord de l’Angleterre, où elle a formé en 2016 son groupe avec trois Anglais : Scott Fair à la guitare, Simon Catling au synthé et Alex Macdougall à la batterie. Le mélange des genres opéré par la bande a en tout cas séduit les critiques outre-Manche.

Des paroles hargneuses

Le titre annonce d’emblée la couleur d’un disque qui reflète l’angoisse et la fatigue de l’époque. “L’incroyable polyvalence de Macdougall et les staccatos de Caulfield électrisent la plupart de leurs chansons, menées à un trot enlevé, libre, absolument addictif, que des bourrasques et des sons stridents font souvent dérailler : la menace plane en permanence”, décrit The Guardian.

The Financial Times apprécie les “paroles hargneuses face aux injustices”, abordant des thèmes tels que la masculinité toxique ou l’indifférence face aux conflits. Le morceau Magazine, par exemple, “raconte un fantasme, celui de se venger d’un agresseur sexuel, dans un crescendo d’effroi”. Valentine Caulfield dénonce de nouveau les agressions sexuelles vers la fin de l’album sur I’ll Ask Her, première chanson en anglais, en criant : “Ton pote est un putain de violeur !”

Sur Dodecahedron, elle fait aussi part de sa rage face aux horreurs commises à Gaza par Israël“Tu veux qu’on se souvienne de toi comme de quelqu’un qui applaudissait la pluie de bombes ?” interroge-t-elle.

Chaotique et accrocheur

Le tout est soutenu par des instrus qui épatent les critiques par leur virtuosité et leur capacité à se transformer. “C’est impressionnant à quel point il est difficile de dire quand la guitare de Scott Fair cède sa place au synthé de Simon Catling”, note aussi le Guardian.

“Certains ne verront pas la différence entre écouter les courts-circuits du groupe et mettre leurs doigts dans une prise. Mais vu le triste état du monde, ceux qui cherchent une catharsis comprendront : au-delà de simplement observer l’injustice, il faut réussir à l’incarner dans toute sa déroutante force”, écrit le quotidien britannique.

L’album n’est pas facile à écouter. Mais c’est là tout son intérêt, car Mandy, Indiana est là pour surprendre et même défier son auditoire avec son énergie imprévisible. C’est “chaotique, bordélique même, mais aussi très accrocheur. Un album et un groupe qu’il faudra garder à l’œil en 2026”, recommande le magazine Clash.

Par Oumeïma Nechi – courrierinternational.com

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