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	<title>Archives des Artistes - World Opinion | Alternative Média</title>
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	<description>Débats De Société, Questions, Opinions et Tribunes.. La Voix Des Sans-Voix &#124; Alternative Média</description>
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		<title>Disquaire Day : la vie sur le fil des labels de musique indépendants.. Vidéo</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 16:58:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la puissance des "majors" et des plateformes de streaming, ils sont un maillon indispensable de la création musicale. Mais l'économie des "indés" reste le plus souvent précaire.</p>
<p>L’article <a href="https://worldopinions.net/disquaire-day-la-vie-sur-le-fil-des-labels-de-musique-independants-video/11003/">Disquaire Day : la vie sur le fil des labels de musique indépendants.. Vidéo</a> est apparu en premier sur <a href="https://worldopinions.net">World Opinion | Alternative Média</a>.</p>
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<p style="font-size:18px"><strong>Face à la puissance des « majors » et des plateformes de streaming, ils sont un maillon indispensable de la création musicale. Mais l&rsquo;économie des « indés » reste le plus souvent précaire.</strong></p>



<p>On trouve de tout chez Ground Zero. Rock, pop, funk ou afrobeat, le disquaire installé à Paris et Montpellier est généraliste. Dans les bacs, le dernier Taylor Swift côtoie les productions de labels indépendants confidentiels. « <em>On doit avoir les deux, on ne tiendrait pas si on faisait du 100% indé »,&nbsp;</em>explique Alban, le vendeur du magasin parisien, à&nbsp;<em>franceinfo Culture</em>.<strong>&nbsp;</strong>« <em>C&rsquo;est plus dur pour les petits labels aujourd&rsquo;hui</em>« <em>.&nbsp;</em>Apparemment, la hausse des ventes de vinyles, +15% en 2025, ne profite pas à tout le monde.</p>



<p><em>« C&rsquo;est très inégalement réparti »</em>, confirme Franck Pompidor, fondateur et gérant de&nbsp;<em>Ground Zero</em>.<em>&nbsp;« Les plus gros vendeurs tirent les chiffres vers le haut. Et le plus souvent, ce sont des artistes de&nbsp;</em>majors<em>« .&nbsp;</em>Les majors :<em>&nbsp;</em>Universal Music Group, Sony Music Entertainment, Warner Music Group<em>.&nbsp;</em>La trinité de l&rsquo;industrie musicale pèse aujourd&rsquo;hui autour de 70% du marché. Une domination sans partage, pas seulement sur les nouveautés. La plupart des enregistrements antérieurs aux années 1990 leur appartiennent. « <em>Les valeurs sûres, les vieux tubes, c&rsquo;est aussi une bonne part des ventes depuis le retour du vinyle. Ça non plus, ça ne fait pas les affaires des indépendants »,&nbsp;</em>conclut Franck Pompidor. Où en est l&rsquo;économie des labels indépendants ? Nous avons mené l&rsquo;enquête, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une des grandes journées de fête du disque, le Disquaire Day, le 18 avril.</p>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-size:18px"><strong>« Ça tient parce que je suis un psychopathe »</strong></h2>



<p>« <em>Ça veut dire quoi des ventes en hausse si les gens achètent des vieux vinyles d’AC/DC ressortis par&nbsp;</em>Sony<em>?</em> » soupire Jean-Baptiste Guillot chez Born Bad Records. « <em>Ce qui est sûr, c&rsquo;est qu&rsquo;on a de plus en plus de mal à faire émerger des groupes »</em>. Son label, c&rsquo;est pourtant la référence du rock « indé ». Ni dieu ni maître, 20&nbsp;ans de passion fêtés cette année,&nbsp;<a href="https://www.bornbadrecords.net/releases/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un catalogue de 200 albums(Nouvelle fenêtre)</a>, pépites du rock alternatif français. Mais le patron et toujours unique salarié de Born Bad a un peu le blues. « <em>Je fais tout tout seul, je suis un artisan qui sort des disques et développe des artistes. Mais aujourd&rsquo;hui, si tu n&rsquo;es pas dans la playlist &lsquo;Salle de sport&rsquo; ou &lsquo;Barbecue&rsquo; de Spotify</em>&nbsp;<em>c&rsquo;est mort, ça ne percera pas ».</em></p>



<p>Pourtant, selon Spotify<em>,&nbsp;</em>la moitié des revenus générés par le streaming sont versés à des artistes ou des labels indépendants. « <em>Ça ne veut rien dire</em>« , tranche Jean-Baptiste Guillot.&nbsp;<em>Il n&rsquo;y a que trois majors alors qu&rsquo;il y a des millions d&rsquo;artistes auto-produits sur Spotify, c&rsquo;est tout. Mais la plupart touchent très peu. Et leur musique y est concurrencée par des trucs générés par IA !</em> » Amer, il ne voit pas le modèle de label qu&rsquo;il incarne perdurer. « <em>Ça tient parce que je suis un psychopathe, installé et déterminé. Ça donne un sens à ma vie, mais c’est irrationnel. »</em></p>



<p>Pessimiste Jean-Baptiste Guillot ? « <em>Non</em>,&nbsp;<em>il a raison »,&nbsp;</em>affirme Céline Lepage, secrétaire générale de la Fédération des labels et distributeurs indépendants (FÉLIN). « <em>Un label de pure production phonographique comme le sien, assis sur un réseau de distribution bâti avec 20 ans d&rsquo;efforts, ça n&rsquo;existera bientôt plus</em>« . Mais un nouveau modèle prend la relève, assure-t-elle. Plus diffus, plus diversifié, il propose aux artistes un accompagnement global, de l&rsquo;édition à la gestion des&nbsp;<em>followers</em>&nbsp;et des réseaux, indispensables pour se faire repérer sur les plateformes&#8230; « <em>C&rsquo;est quelque chose entre le label, le producteur de disques et l&rsquo;agent d&rsquo;artiste »,&nbsp;</em>décrit Céline Lepage.</p>



<p>Exemple : Baco Records, discrète<em>&nbsp;success story</em>&nbsp;de l&rsquo;industrie musicale française. Un « label d&rsquo;artiste » créé autour de Danakil<em>.&nbsp;</em>En 2011<em>,&nbsp;</em>le groupe phare du reggae français, pas vraiment fan des majors, a décidé de gérer lui-même ses albums. « <em>Rapidement, on s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;un disque nous rapporterait double si on était aussi distributeur</em>« <em>,&nbsp;</em>raconte Mathieu Dassieu, saxophoniste du groupe aujourd&rsquo;hui à la tête du label. « <em>On s&rsquo;est pris au jeu et on a commencé à travailler pour le compte de groupes rencontrés sur la route. Petit à petit, c&rsquo;est devenu ce qu&rsquo;on appelle un &lsquo;label 360&rsquo; : à la fois studio d&rsquo;enregistrement, distributeur, éditeur et organisateur de tournées</em>« .</p>



<p>La PME&nbsp;<a href="https://bacorecords.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baco Records(Nouvelle fenêtre)</a>, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui 32 salariés, 4 sites en France et des noms aussi prestigieux que&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=0fkTSSj8a40" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clinton Fearon(Nouvelle fenêtre)</a>&nbsp;ou&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=9C21YthQDvA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groundation(Nouvelle fenêtre)</a>. En chemin, le label s&rsquo;est ouvert à d&rsquo;autres genres que le reggae. Après 20 ans de farouche auto-production, le vieux routier du rap français Yoshi s&rsquo;est laissé convaincre. « <em>J&rsquo;ai pesé le pour et le contre</em>« , explique l&rsquo;artiste.<em>&nbsp;« Toutes les formalités, c&rsquo;est du temps qui n&rsquo;est pas consacré la création artistique. Maintenant Baco</em>&nbsp;<em>s&rsquo;occupe de tout et ils ont des moyens que je n&rsquo;ai pas pour gérer mon image ».</em></p>



<p>Adieu l&rsquo;indépendance alors ?<em> « Ce n&rsquo;est pas une </em>major<em>« , </em>répond Yoshi. « <em>J&rsquo;écoute leurs conseils mais ils me laissent libre de mes choix artistiques. Évidemment, ils prennent un pourcentage, mais mieux vaut une petite part du gâteau que pas de gâteau du tout ! »</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="🔳 Yoshi &amp; Di Originalz - Idiocratie (Prod. Greenfinch) [Baco Session]" width="618" height="348" src="https://www.youtube.com/embed/X0mZdTFbIK8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>En fonction des artistes, coproduction, licence, ou contrat prenant en charge tous les frais de A à Z, le label perçoit 30 à 80% des revenus générés. Mais le modèle reste fragile. « <em>On est extrêmement dépendant des crédits d&rsquo;impôt, des subventions, de toutes les aides à la création »&nbsp;</em>reconnaît Mathieu Dassieu.&nbsp;<em>« C&rsquo;est ce qui garantit un modèle soutenable à de nombreux labels indépendants. Mais si les élections de 2027 tournent mal, vu les programmes et les coupes budgétaires annoncées, ça peut être dramatique</em>« .</p>



<p>Voilà pourquoi Cracki Records, autre indépendant emblématique de la scène française, a choisi une autre voie. Fêtes, festival,&nbsp;<em>release party</em>&nbsp;à chaque sortie d&rsquo;album : le label mise sur l&rsquo;évènementiel, le métier de départ de ses deux fondateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Il faut se réinventer en permanence »</h2>



<p>« <em>Les subventions, il faut voir ça comme un bonus, mais si possible ne pas en vivre. Nous on a commencé par organiser des soirées dans des usines il y a 15 ans »,&nbsp;</em>raconte Donatien Cras de Belleval. « <em>Ça a eu un certain succès et du coup, on a pu financer le label dont on rêvait</em>.&nbsp;<em>L&rsquo;idée, c&rsquo;était vraiment de sortir du label typique français, où on ne fait que du garage punk, ou que de l&rsquo;électro ».</em></p>



<p>Le catalogue de Cracki Records est aujourd&rsquo;hui riche de plus de 100 références, de la house à la pop en passant par la techno ou le disco. Mais l&rsquo;évènementiel reste l&rsquo;un des piliers de son modèle économique. Début mars 2026, le label a ouvert PRINT : un immeuble de bureau loué pour trois mois avant sa rénovation. Au menu : gastronomie, bar, expositions, librairie et bien sûr concerts. « <em>Il faut expérimenter, se réinventer en permanence, parce que tout évolue hyper vite. Il y a seulement 15 ans, il</em> <em>n&rsquo;y avait plus de CD</em>, <em>les vinyles n&rsquo;étaient pas encore revenus et on téléchargeait la musique illégalement ! Mais on a tenu le coup et on réussit à en vivre, c&rsquo;est déjà bien ! »</em></p>



<p>Effectivement, ce n&rsquo;est pas le cas de tout le monde. Pour beaucoup des 1&nbsp;500 producteurs de musique indépendants en France, labels ou artistes auto-produits, la précarité reste la norme. « <em>J’arrive à me payer&#8230; de temps en temps</em>« , témoigne Thomas Persuy, à la tête du label&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/18heures48/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">18heures48(Nouvelle fenêtre)</a>, qui navigue entre électro exigeante, pop et chanson. « <em>En 2024, pas un sou de revenu, j&rsquo;ai vécu des minima sociaux. Là ça va mieux ».&nbsp;</em>Son boulot, dit-il, c&rsquo;est juste de trouver assez de cachets à ses artistes pour que eux vivent de la musique.</p>



<p>Même si ce n&rsquo;est pas seulement la leur&#8230; « <em>Mon projet personnel ne rapporte rien pour l&rsquo;instant »,</em>&nbsp;témoigne ZAYKA, l&rsquo;un des artistes du label.&nbsp;<em>« Je suis obligé de faire plein de trucs en intermittence à côté, c&rsquo;est compliqué. Le label gère tout le reste, du mix à la diffusion</em>.&nbsp;<em>Sinon je n&rsquo;aurais pas le temps de créer ma propre musique en fait</em>« . Et ça, c&rsquo;est exactement ce qui pousse le patron de 18heures48 à continuer. « <em>Je n&rsquo;ai aucun talent, mais je suis aux premières loges ! »,</em>&nbsp;sourit Thomas Persuy<em>. « Voir évoluer le projet d&rsquo;un artiste, de la première maquette au disque final, c&rsquo;est un privilège énorme. Je continuerai aussi longtemps que je le pourrai. »</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="ZAYKA - Broken Bones (Session Live)" width="618" height="348" src="https://www.youtube.com/embed/EuPYnK4QkY0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p style="font-size:18px"><strong>World Opinion +  France Culture</strong></p>
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		<title>Algérie, à dessein d’art et de fraternité</title>
		<link>https://worldopinions.net/algerie-a-dessein-dart-et-de-fraternite/6417/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[worldOpinions]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 May 2022 18:12:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« J'ai découvert l'histoire de l'Algérie grâce au militantisme des ouvriers algériens d'Aix-en-Provence, où je suivais un doctorat en 1971. La municipalité souhaitait les déloger sans explication quant au lieu de leur relogement. J'étais l'interprète qui traduisait les échanges entre les politiques et ces hommes issus du peuple dont je me sentais proches »..</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="660" height="487" src="https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw.png" alt="" class="wp-image-6418" srcset="https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw.png 660w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-300x221.png 300w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-24x18.png 24w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-36x27.png 36w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-48x35.png 48w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">« J&rsquo;ai découvert l&rsquo;histoire de l&rsquo;Algérie grâce au militantisme des ouvriers algériens d&rsquo;Aix-en-Provence, où je suivais un doctorat en 1971. La municipalité souhaitait les déloger sans explication quant au lieu de leur relogement. J&rsquo;étais l&rsquo;interprète qui traduisait les échanges entre les politiques et ces hommes issus du peuple dont je me sentais proches », indique Claude Lemand, collectionneur franco-libanais à l&rsquo;initiative de cette belle exposition qui se tient à l&rsquo;IMA jusqu&rsquo;au 31 juillet et intitulée « Algérie mon amour, Artistes de la fraternité algérienne, 1953-2021 ». Sa scénographie rassemble 36 œuvres de 18 artistes qui témoignent de la grande diversité et de l&rsquo;exceptionnelle créativité et production de trois générations d&rsquo;artistes-plasticiens d&rsquo;Algérie et des diasporas. Homme-orchestre, Claude Lemand en est à la fois le donateur et le commissaire. Comment en est-il arrivé là ? </p>



<h3 class="wp-block-heading">Claude Lemand, un ciel habitué des ateliers d&rsquo;artistes algériens</h3>



<p>Ancien professeur d&rsquo;université, passionné d&rsquo;art, Claude Lemand visite sans cesse les ateliers d&rsquo;artistes algériens dont certains deviennent ses amis et constitue au fil de plusieurs années une collection forte de près de 600 pièces d&rsquo;art moderne et contemporain consacré au corpus algérien. En 2018, il en fait don à l&rsquo;IMA en faisant le détenteur de la plus importante collection d&rsquo;oeuvres algériennes du monde occidental.</p>



<p> </p>



<p>Féru de bibliophilie, fervent admirateur de l&rsquo;œuvre d&rsquo;Abdallah Benanteur, peintre et graveur qu&rsquo;il a connu et côtoyé durant de nombreuses années, Claude Lemand, entame sa collection d&rsquo;art algérien moderne avec son épouse alors qu&rsquo;il enseigne en Egypte comme coopérant français. Il cite avec une pointe de fierté « Matinale de mon peuple », le premier livre de l&rsquo;indépendance algérienne qui présente des gravures réalisées par Abdallah Benanteur en 1962. </p>



<p>S&rsquo;il n&rsquo;est pas un fan avoué de raï, « Algérie mon amour » faisant écho au tube à succès « Baïda mon amour » de feu Cheb Hasni, assassiné par des terroristes au plus fort de la décennie noire, Pour ce Libanais de naissance et Français de cœur, le génie du titre de cette riche exposition renvoie immanquablement au lien fraternel qui a perduré entre les artistes depuis leur arrivée en France dans les années 60. « Même après le coup d&rsquo;Etat de Houari Boumediene contre le président Ahmed Ben Bella, ces peintres entretenaient des liens de fraternité. De plus, ils ont fait le choix de vivre en France s&rsquo;attirant les foudres du pouvoir en place en Algérie alors qu&rsquo;ils étaient favorables à l&rsquo;indépendance mais souvent pacifistes. Abdallah Benanteur a ainsi dédié une série en hommage à son frère cadet, Charef, qui serait mort à sa place durant la guerre d&rsquo;indépendance », souligne Claude Lemand.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une expo qui s&rsquo;ouvre sur des toiles de Benanteur</h3>



<p>Dès lors, on sent la teneur émotionnelle du collectionneur pour ces toiles de Benanteur, enfin exposées à Paris&nbsp;: les peintures teintées de symbolisme, d&rsquo;une quête onirique oscillant entre le tangible et l&rsquo;intangible, le visible et l&rsquo;invisible, le présent et l&rsquo;au-delà, ouvrent la déambulation de cette exposition. A ce titre, on regrette notamment que l&rsquo;espace dédiée au musée de l&rsquo;IMA soit dénué d&rsquo;une lumière adéquate mettant mieux en valeur de telles orfèvreries picturales.&nbsp;Ici, l&rsquo;œuvre de Benateur est imprégnée d&rsquo;une teneur idéaliste et humaniste. Elle est transfigurée par une dimension spirituelle qui parle à son idéal esthétique et éthique, à savloir&nbsp;le soufisme de son enfance à Mostaganem, berceau de prières et poèmes mystiques psalmodiés en arabe lors de processions au fil de fêtes religieuses à partir de livres enluminés et d&rsquo;initiation à la calligraphie arabe.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194334-embed-libre-jpg_8755742.jpg" alt=""/><figcaption>Abdallah Benanteur, Le Bois d&rsquo;Amour, 1981, Huile sur toile.© Musée de l&rsquo;Institut du Monde arabe.</figcaption></figure></div>



<p>Au fil de notre déambulation, les peintures dialoguent les unes avec les autres, dans un espace-temps suspendu à la lisière de l&rsquo;Algérie et de la France. Avec le jaune de Naples de Souhila Bel Bahar, la ligne couleur déploie son lieu inaugural où d&rsquo;infimes détails instillent une dimension nouvelle à «&nbsp;Femmes d&rsquo;Alger d&rsquo;après Delacroix&nbsp;» (1962), peinture libre, audacieuse, inspirée de «&nbsp;Femmes d&rsquo;Alger dans leur appartement&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">En présence du pionnier Mohamed Aksouh</h3>



<p>«&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;une de mes œuvres préférées, j&rsquo;y vois à chaque fois une autre interprétation&nbsp;», confie sans ambages, le peintre, sculpteur et graveur, Mohamed Aksouh, qui participe à cette foisonnante exposition collective.&nbsp;Né en&nbsp;1934&nbsp;à Saint-Eugène (Bologhine) à l&rsquo;ouest d&rsquo;Alger, celui-ci incarne l&rsquo;un des fers de lance de la génération des années&nbsp;30&nbsp;qui adoptèrent le langage abstrait.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194339-embed-libre-jpg_8755743.jpg" alt=""/><figcaption>Mohamed Aksouh, Le Saint-Georges, non daté, huile sur toile.© Musée de l&rsquo;Institut du Monde arabe</figcaption></figure></div>



<p>Mohamed Aksouh pose par touches pastelles une réminiscence proche des paysages de son enfance algéroise. Celle-ci est&nbsp;profondément marquée par des référents de la culture arabo-berbère.&nbsp;Aux tonalités sombres des premières toiles, succède une période blanche jusqu&rsquo;aux années 1990. Témoin, la peinture traversée d&rsquo;éclats lumineux, présentée ici, «&nbsp;Sans titre&nbsp;» (2003, Huile sur toile). Autant de stigmates abstraits de sa terre natale, de souvenirs d&rsquo;écolier, de signes de la grâce de l&rsquo;enfance et de son adolescence à Alger.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Baya dans toute la largeur de son spectre</h3>



<p>Le bleu touareg de Baya, que l&rsquo;on retrouve aujourd&rsquo;hui dans les œuvres monumentales façonnées de tissus d&rsquo;Abdoulaye Konaté (Mali), est une promesse heureuse et joyeuse. Débordant de vie, dessinant ses éternelles Dames aux lignes parfaites, incarnées au cœur de «&nbsp;Musiques&nbsp;» (1974), Baya ravive le pouvoir de la vie. Le geste obstiné, radical, poétique de cette exceptionnelle plasticienne fascine&nbsp;dans une peinture-poème, une peinture-mélodie, une peinture-baume.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194342-embed-libre-jpg_8755744.jpg" alt=""/><figcaption>Baya, Les Rideaux jaunes, 1947.© Musée de l&rsquo;Institut du Monde arabe</figcaption></figure></div>



<p>Quant à la tonalité de la toile «&nbsp;Les Rideaux jaunes&nbsp;» (1947), elle fait penser au jaune de Monique Frydman, Baya la coloriste y fait vibrer avec éclat sa palette jouissive. Contrairement à ce qu&rsquo;on en dit, elle n&rsquo;était pas exclusivement autodidacte. Adoptée à l&rsquo;âge de&nbsp;11&nbsp;ans par Marguerite Caminat, Française établie en Algérie en&nbsp;1942&nbsp;après avoir fui la France occupée, elle a étudié la peinture très tôt&nbsp;: son art est loin d&rsquo;être considéré comme naïf. Prisé par de prestigieuses collections au Royaume-Uni, au Moyen-Orient, il a également conquis les enseignants-chercheurs d&rsquo;illustres universités aux États-Unis.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194344-embed-libre-jpg_8755745.jpg" alt=""/><figcaption>Baya, Musique, 1974, Gouache sur papier.© Musée de l&rsquo;Institut du Monde arabe</figcaption></figure></div>



<p>Baya a révolutionné les référents classiques en distillant les lignes de silhouettes multiples avec une évidente sensibilité à la couleur&nbsp;, des silhouettes féminines, enfantines et indéfectibles racontant, célébrant le monde autour d&rsquo;une nouvelle plastique. Elle rend hommage aux instruments de musique andalouse, magnifiant, sublimant de belles femmes libres et puissantes. Pour l&rsquo;écrivaine Assia Djebar, Baya est une visionnaire. Elle s&rsquo;est opposée à la «&nbsp;réclusion de générations de femmes, enjambant d&#8217;emblée cette condamnation, comme si elle s&rsquo;envolait à tire-d&rsquo;aile&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">La jeune école plasticienne à l&rsquo;honneur</h3>



<p>Plus loin, la narration féminine se poursuite avec la jeune école d&rsquo;artistes-plasticiennes issues d&rsquo;Algérie même et de la diaspora. On découvre ou retrouve les oeuvres de Zoulikha Bouabdellah, qui vit à Casablanca, et d&rsquo;El Meya, qui vit à Alger.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194346-embed-libre-jpg_8755746.jpg" alt=""/><figcaption>Souhila Belbahar, « Femmes d&rsquo;Alger » d&rsquo;après Delacroix, ca 1962. Technique mixte sur papier, 54 x 88 cm. Donation Claude et France&nbsp;Lemand.© Musée de l&rsquo;Institut du Monde arabe</figcaption></figure></div>



<p>A la croisée de la peinture moderne et contemporaine, elle détourne les codes ambiants de la société actuelle en évoquant la place de l&rsquo;orientalisme, encore sur les traces d&rsquo;images coloniales présents dans l&rsquo;inconscient collectif, sensible à la révolution du sourire emmenée par diverses générations de femmes dont des moudjahidates, depuis février 2019. Dans «&nbsp;Le Cheval blanc&nbsp;» (2021) évoquant la figure de l&rsquo;émir Abdelkader, la métaphore prend tout son sens.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une exposition qui a le mérite d&rsquo;exister</h3>



<p>«&nbsp;C&rsquo;est une première exposition exclusivement dédiée à une collection particulière, destinée au grand public. C&rsquo;est une tentative encourageante, le cercle vertueux est lancé. Elle a le mérite d&rsquo;exister, mais on a envie d&rsquo;en voir davantage, d&rsquo;approcher au plus près l&rsquo;audace et le bouillonnement de la nouvelle génération, des talents comme Nadia Benbouta. Et, d&rsquo;autres artistes locaux qui pratiquent la lithographie, la sculpture, la calligraphie. Parmi eux, Arezki Larbi, Abdallah Sefou, Ali Khodja&nbsp;», précise Rachid Nazef, jeune collectionneur algérien, présent lors du vernissage d&rsquo;&nbsp;«&nbsp;Algérie mon amour, Artistes de la fraternité algérienne, 1953-2021&nbsp;».&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" src="https://static.lpnt.fr/images/2022/05/14/23194099lpw-23194347-embed-libre-jpg_8755747.jpg" alt=""/></figure></div>



<p>Plus proche de nous, Zineb Sedira, artiste de renom franco-algérienne qui vit et travaille au Royaume-Uni, également présente lors du vernissage de cette exposition-événement, aurait émis le souhait d&rsquo;y participer, selon Claude Lemand «&nbsp;si l&rsquo;Algérie n&rsquo;a pas de pavillon à la Biennale de Venise. Fort heureusement, l&rsquo;art de Zineb Sedira y rayonne&nbsp;». «&nbsp;Elle y représente actuellement les couleurs de l&rsquo;Algérie&nbsp;», conclut le commissaire et collectionneur.&nbsp;</p>



<p>Autre jalon à noter : la présence de Rachid Koraïchi lors des « Dimanches de l&rsquo;Algérie » dont la prochaine session se tiendra le 5 juin sur le thème de « Jardin d&rsquo;Afrique ». Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;efflorescence de l&rsquo;art moderne et contemporain algérien se taille peu à peu une place de maître : au sein des maisons de ventes internationales, de prestigieuses fondations et galeries sous diverses latitudes. Quant à l&rsquo;exposition « Algérie mon amour, Artistes de la fraternité algérienne, 1953-2021 », elle fait se rejoindre la petite histoire avec la grande en résonnant avec le 60<sup>e</sup> anniversaire de l&rsquo;indépendance d&rsquo;Algérie. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="660" height="487" src="https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw.png" alt="" class="wp-image-6418" srcset="https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw.png 660w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-300x221.png 300w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-24x18.png 24w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-36x27.png 36w, https://worldopinions.net/wp-content/uploads/2022/05/23194099lpw-48x35.png 48w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure></div>



<p class="has-text-align-right"><em>Par Fouzia Marouf</em><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-a-dessein-d-art-et-de-fraternite-14-05-2022-2475601_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> + Le Point</a> </p>
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