Climat. Les oiseaux vont-ils arrêter de migrer ?

Les oiseaux migrateurs transsahariens passent en moyenne cinquante à soixante jours de plus par an en Europe, révèle une étude qui soupçonne l’effet du réchauffement de la planète.

“Pourtant, que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer, en voyant un vol d’hirondelles, que l’automne vient d’arriver… ” chantait Jean Ferrat. Cet événement ornithologique pourrait cependant bientôt appartenir au passé.

“En arrivant à destination plus tard en automne et en partant plus tôt au printemps, les oiseaux migrateurs transsahariens passent en moyenne cinquante à soixante jours de plus par an en Europe”, écrit The Times, qui relaie une étude parue au début du mois d’octobre dans la revue scientifique Global Change Biology.

Des données s’étalant sur cinquante ans

Une équipe de chercheurs du Royaume-Uni et de Gambie ont analysé les enregistrements des événements migratoires de 20 espèces d’oiseaux hivernant en Gambie ou à Gibraltar, sur une période de cinq décennies dans le premier cas, et de vingt ans dans le second.

Kieran Lawrence, doctorant en biologie à l’université de Durham, en Angleterre, et auteur principal de l’étude, extrapole :

Si les tendances observées dans le cadre de cette étude se poursuivent, il se pourrait qu’à terme, certains oiseaux ne séjournent plus du tout en Afrique subsaharienne et passent l’année entière en Europe.”

Et ce détail est loin d’être anodin, poursuit Kieran Lawrence, cité par le journal : “En Europe, la présence plus longue des oiseaux traditionnellement migrateurs pourrait durcir la concurrence pour la nourriture et les ressources en automne/hiver pour les espèces d’oiseaux sédentaires.”

Les chercheurs mettent en lien ces phénomènes avec le changement climatique rapide qui a eu lieu sur la période d’étude, ce qui ne présage rien de bon pour la suite, s’inquiète The Times.

World Opinions / courrierinternational

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