Les militants pour le climat investissent les rues dans le monde

Des militants pour le climat manifestent pour demander une « justice climatique maintenant » dans plusieurs villes suisses vendredi après-midi. Ils répondent ainsi à un appel international lancé par l’initiative « Fridays for Future », suivi dans plusieurs dizaines de pays dans le monde.

Les militants de plusieurs villes suisses ont répondu à l’appel mondial à la grève climatique vendredi. A Zurich, ils étaient 4000 à défiler dans les rues, selon les organisateurs. A Genève, une grande fresque a été peinte sur le sol de la place Bel-Air.

A Zurich, ils étaient déjà plusieurs centaines sur la Polyterrasse près de l’EPFZ avant le début de la grève prévu à 15h30. Le nombre de militants a ensuite enflé au fil des arrivées de trams.

Sur l’une des pancartes, on pouvait lire « La Terre est en train de bouillir de rage », tandis que d’autres indiquaient « Le tueur du climat n° 1 – la viande et le lait », « Arrêtez l’exploitation » ou encore « Si le monde était une banque, il aurait été sauvé depuis longtemps ».

A l’occasion de cette huitième grève mondiale pour le climat, la climatologue et co-autrice du rapport du GIEC, Sonia Seneviratne, s’est adressée aux militants présents à Zurich. Le changement climatique est déjà en cours, mais grâce à la mobilisation des militants, ce thème est désormais, pour la première fois, pris au sérieux dans la société, a-t-elle déclaré.

Le cortège, autorisé, a défilé dans les rues de Zurich avant d’observer une minute de silence pour les victimes de la crise climatique.

A 5 semaines de la COP26

A cinq semaines de la COP26, qui se déroulera à Glasgow du 1 au 12 novembre, cette « grève mondiale pour le climat », suivie par des milliers d’activistes dans plusieurs dizaines de pays, vise à accentuer la pression sur les gouvernements.

Des manifestations sont prévues dans plus de 1500 sites à travers le monde selon Fridays for Future, l’un des mouvements à l’origine de l’initiative. Cette mobilisation est la plus importante depuis la fin 2019, avant que la pandémie de Covid-19 ne mette un coup de frein à la dynamique.

Greta Thunberg en Allemagne

Greta Thunberg à Berlin devant une foule d'activistes pour le climat. [Clemens Bilan - EPA/Keystone]

Greta Thunberg à Berlin devant une foule d’activistes pour le climat. [Clemens Bilan – EPA/Keystone] »

Il y a eu une année et demie très étrange avec cette pandémie mais évidemment, la crise climatique n’a pas disparu », a déclaré la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. « Au contraire, c’est encore plus urgent aujourd’hui que ça ne l’était auparavant », a-t-elle souligné avant de participer à un défilé à Berlin. Les manifestations ont commencé en Asie et se poursuivront en Europe et en Amérique du Nord.

En Allemagne, deux jours avant les élections législatives fédérales, les organisateurs tablent sur la participation de centaines de milliers de jeunes à quelque 400 défilés. Parallèlement, en Angleterre, la route d’accès au port de Douvres a été bloquée par une quarantaine de militants de l’organisation Insulate Britain.

Près de six ans après l’Accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015, qui prévoit de limiter en deçà de 2°C, voire de 1,5°C la hausse moyenne des températures mondiales d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d’avant la Révolution industrielle, les engagements des Etats restent largement en deçà des objectifs, comme l’a souligné l’Onu, il y a une semaine.

« Personne ne tient ses promesses »

Selon les experts onusiens, l’objectif de 1,5°C est totalement hors de portée puisqu’au rythme des promesses actuelles, les émissions carbone seront 16% plus élevées en 2030 qu’en 2010, alors que les scientifiques considèrent qu’il faudrait qu’elles baissent de 45% pour éviter les effets les plus catastrophiques du changement climatique. « Tout le monde parle de faire des promesses, mais personne ne les tient. Nous voulons plus d’actes », a déclaré à Dacca, capitale du Bangladesh, Farzana Faruk Jhumu, une militante écologiste de 22 ans.

Au Pakistan, dans la province du Baloutchistan, Yusuf Baluch, âgé de 17 ans, souligne que la reprise des manifestations est vitale pour redonner du souffle à la mobilisation. « La dernière fois, tout était virtuel et personne ne nous a prêté attention », dit-il. Mais en raison d’un accès toujours très inégal à la vaccination contre le Covid-19, les militants dans les pays les plus pauvres n’organiseront que des actions symboliques avec quelques poignées de participants.

World Opinions – agences

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