La Russie met fin à ses relations avec l’OTAN sur fond d’espionnage

La Russie a annoncé lundi suspendre sa mission de représentation auprès de l’OTAN et celle de l’OTAN à Moscou après le retrait début octobre par l’Alliance des accréditations de huit émissaires russes, accusés d’espionnage.

Cette décision est une nouvelle illustration des fortes tensions qui opposent depuis plusieurs années la Russie et les Occidentaux entre sanctions, expulsions croisées de diplomates, accusations d’ingérence électorale, d’espionnage et cyberattaques attribuées à Moscou.

La Russie reproche pour sa part à l’Alliance atlantique son ambition de s’étendre à ses frontières en intégrant en son sein l’Ukraine et la Géorgie, des ex-républiques soviétiques qu’elle considère comme faisant encore partie de sa sphère d’influence.

Dès le 1er novembre

« A la suite de certaines mesures prises par l’OTAN, les conditions de base pour un travail en commun ne sont plus là », a indiqué lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, précisant qu’a priori ces décisions prendraient effet le 1er novembre.

Dans le détail, la Russie va suspendre indéfiniment sa mission à Bruxelles auprès de l’alliance militaire occidentale, ainsi que la mission de l’OTAN accueillie par l’ambassade de Belgique à Moscou. Cette dernière a pour rôle d’assurer la liaison entre l’Alliance à Bruxelles et le ministère russe de la Défense.

Sergueï Lavrov a également annoncé « mettre fin à l’activité du bureau d’information de l’OTAN ». Ce dernier est défini par l’Alliance comme ayant pour mission d' »améliorer la connaissance et la compréhension mutuelles ». En cas « d’urgence », l’Alliance pourra à l’avenir contacter l’ambassadeur russe en Belgique, a encore affirmé le ministre russe.

Accusations d’espionnage

Ces annonces interviennent après d’énièmes accusations d’espionnage. Début octobre, l’OTAN avait annoncé retirer leur accréditation à huit membres de la mission russe à Bruxelles accusés d’être des « agents de renseignement russes non déclarés ». Et le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, avait dans la foulée accusé Moscou d' »activités malveillantes » croissantes en Europe.

La Russie avait pris acte en estimant que l’alliance politico-militaire fondée en 1949 par les adversaires de l’Union soviétique avait démontré son refus de normaliser les relations.

World Opinions News / ats / fgn / agences

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